Myriam et Alexandre, À Double Tour

Myriam et Alexandre, À Double Tour

À Double Tour est un jeu d’évasion grandeur nature (escape game) qui a ouvert ses portes dans la rue du Parvis, au cœur de Saint-Roch, au mois de janvier. Il s’agit de réussir à vous évader d’un environnement thématique en moins de 60 minutes, avec la complicité de 5 de vos amis ! Pour y parvenir, il faudra résoudre une série d’énigmes, de casse-têtes, de messages codés et déjouer toutes les serrures qui vous séparent de la victoire.

À Double Tour propose à ce jour deux missions : « La grande évasion », sur la thématique de la prison, et « Pandémie », qui prend place dans un décor de laboratoire scientifique. Une troisième mission, intitulée « Au pays des merveilles », sera bientôt disponible et vous plongera dans un univers fantastique.

Rencontre avec Myriam Delisle et Alexandre Paquette, le sympathique couple aux commandes de ce lieu hors du commun.

 

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Terence : Quel est votre parcours, et qu’est-ce qui vous a donné envie d’ouvrir le jeu d’évasion À Double Tour ?

Alexandre : J’ai fait mes études en génie informatique, et j’ai eu un attrait particulier pour le domaine du jeu. C’est le mélange de science et de créativité qui m’a attiré vers le domaine du jeu en ingénierie. Mon bagage technique est très utile pour tout ce qui touche à l’informatique et à l’électronique chez À Double Tour !

Ça va bientôt faire 9 ans que je travaille chez Ubisoft, d’abord à Montréal et désormais à Québec. Donc je baigne constamment dans l’univers très créatif du jeu. Chez Ubisoft, je suis programmeur gameplay, qu’on peut traduire en français par « jouabilité ». Je m’occupe entre autres de l’intelligence artificielle des personnages qui sont commandés par l’ordinateur.

Il y a 3 ans de ça, j’ai rencontré Myriam et on a fait un jeu d’évasion grandeur nature pour ma fête. On a vraiment trippé sur cette activité, et dès le lendemain on discutait de partir le nôtre.

Myriam : On est un peu les clients type pour ce genre d’activités. C’est ça la première raison, on a trippé sur le produit. Et puis ça faisait 2-3 plans d’affaires qu’on montait. On avait pensé ouvrir un restaurant, un bar, bref  on avait différents projets en tête, toujours avec la relation client comme cœur de métier. Le but étant de travailler dans quelque chose qui nous passionne vraiment.

Pour ma part, avant ça j’étais technicienne de scène, j’ai étudié le son et l’éclairage. Donc quand on a commencé à explorer ce qu’on pouvait apporter au concept de jeu d’évasion, on s’est tout de suite penché sur le côté scénographique, sur l’immersion.

 

À Double Tour
Décor d’une mission À Double Tour – Crédit photo : Luis Manjarrez

 

Terence : Qu’est-ce qui vous rend particulièrement heureux dans votre métier ?

Myriam : Il y a plein de choses qui me rendent heureuse, mais deux en particulier : rencontrer énormément de gens intéressants, et être à mon compte.

Je suis la première personne à accueillir les clients chez À Double Tour. Je les vois arriver avec un air un peu incertain de « je ne sais pas trop ce qu’on s’en vient faire », ils sont toujours assez calmes à ce moment-là. Et une fois qu’ils ont fait l’activité, je constate qu’ils sortent un peu changés. Ils sont comme des enfants, ils sont tout énervés, ils posent plein de question, ils ont le goût de revenir, ils ont le goût d’aller faire quelque chose après. J’aime ça, voir des gens qui ont du plaisir et à qui on a donné l’appétit de faire autre chose dans le quartier.

Deuxièmement, c’est un rêve pour moi d’être à mon compte, de faire mes horaires, d’avoir un métier qui me passionne vraiment au quotidien, même s’il faut faire 70 heures par semaine.

Alexandre : Moi c’est la création par-dessus tout. J’adore créer et partager mes créations avec les gens. C’est un peu ça que je retrouve à la fois chez Ubisoft et chez À Double Tour. L’autre aspect, c’est la liberté d’être son propre patron, de prendre des décisions, la gestion de l’affaire. Et au risque de paraître un peu quétaine, c’est de travailler avec mon amour, ma copine, ma partenaire d’affaires.

Myriam : C’était le moment « love » ! (rires)

 

À Double Tour
Décor d’une mission À Double Tour – Crédit photo : Luis Manjarrez

 

Terence : À quoi ressemble votre journée-type chez À Double Tour ?

Myriam : La journée type commence par un bon café chez Starbucks ou chez Pékoe. Après mon café du quartier, c’est la préparation de la journée. Puis j’accueille les clients et je recueille leurs impressions. Je m’occupe de la comptabilité, je fais le tour avec les employés des choses qu’il y a à faire, des améliorations qui pourraient être apportées. Chaque jour est assez unique, mais en gros c’est ça.

Alexandre : Pour moi, c’est plus une soirée À Double Tour. Je viens après ma journée de travail rencontrer Myriam, pour qu’elle me fasse un petit débriefing et qu’on prenne quelques décisions. Je travaille beaucoup pour le futur d’À Double Tour. Je passe tous les soirs, parfois aussi le matin ou le midi, ça dépend. J’ai des horaires flexibles chez Ubisoft. Ça fait des grosses journées !

Myriam : Des grosses journées pleines de surprises !

Alexandre : Ouais, il y a toujours des bris, des imprévus. Beaucoup d’improvisation !

 

Terence : En quoi À Double Tour est-il unique en son genre à Québec ?

Alexandre : C’est un ensemble. Nos décors sont à mon avis hors du commun, à quoi s’ajoutent notre créativité, notre équipe, notre sens du service à la clientèle. L’expérience en général. C’est tous les petits éléments qu’on a décidé d’améliorer par rapport à ce qui se fait ailleurs.

Myriam : Ça vient aussi de nous. Il n’y a pas deux couples comme le nôtre, avec notre background, qui décident d’ouvrir un escape game à Québec. Nos maîtres du jeu ont aussi chacun leur propre personnalité : si tu viens jeudi ou si tu viens vendredi, tu ne rencontreras peut-être pas le même maître de jeu, donc ton expérience sera différente. C’est un produit très vivant.

 

À Double Tour
Décor d’une mission À Double Tour – Crédit photo : Luis Manjarrez

 

Terence : Justement, est-ce qu’il y a eu des moments de vie, des moments un peu cocasses entre les murs d’À Double Tour ?

Alexandre : Quand on enferme un couple dans l’isolement, c’est là qu’on voit des choses quand même… cocasses. Pas des attouchements, mais des rapprochements… (rires)

Myriam : Il y a aussi les gens qui ne savent pas dans quoi ils s’embarquent. Au départ, je demande s’il y en a qui ont peur du noir ou qui sont claustrophobes. On me répond que tout va bien, tout est correct. Et on les voit après ça, complètement dans le noir, isolés, et on sent un feeling un peu différent.

Alexandre : On a eu une petite madame dans l’isolement qui ne faisait rien du tout. Je ne sais pas si elle avait trop peur du noir ou si elle attendait simplement que les autres viennent lui ouvrir la porte, mais elle ne faisait absolument rien, c’est un peu particulier. Ou il y a les costauds qui forcent sur le matériel. Bref, il y a différents styles de jeu !

Myriam : Moi j’ai hâte de voir arriver des groupes un peu plus farfelus, ou pourquoi pas, des personnalités publiques. J’ai hâte qu’on ait des groupes qui OSENT. (rires)

 

À Double Tour
Des joueurs prisonniers d’une mission À Double Tour – Crédit photo : À Double Tour

 

Terence : Que faites-vous quand vous ne travaillez pas ?

Myriam : Après le travail, moi je t’avouerais – et mon cheum va te le confirmer – que je suis une fan finie de Facebook, alors je m’occupe de la page d’À Double Tour. Quand je veux profiter, j’écoute des séries, des films, mais encore là c’est une source d’inspiration. Et j’ai mon petit chien Comet que j’adore !

Alexandre : Moi c’est le côté famille après le travail, passer du temps de qualité avec les gens que j’aime. Entre autres Myriam, notre chien Comet, et Rukia et Sukie, nos deux phalangers volants. Et j’aime jouer aux jeux vidéo, particulièrement les MMORPG (jeux de rôle en ligne massivement multijoueur, ndlr), et aux jeux de société. J’ai aussi des jeux d’évasion sur mon téléphone !

Myriam : Tous les deux on est bien curieux. Ça fait tout juste un an qu’on est à Québec, et on n’a pas encore eu le temps de se promener partout, de découvrir toutes les belles petites places que Québec a à offrir. On essaie de trouver des nouvelles activités, des nouveaux restaurants, des choses intéressantes.

 

Terence : Mis à part À Double Tour, quel est votre endroit préféré ou votre commerçant préféré à Québec ?

Myriam : J’en aime vraiment beaucoup et c’est le fun à explorer et à découvrir, mais mon coup de cœur c’est Benjo. C’est mon À Double Tour à moi. Je rentre là et j’arrive dans un monde super immersif où c’est moi la petite fille. J’ai vraiment hâte d’avoir des enfants pour aller magasiner là, c’est tout le temps féérique et on trouve vraiment de tout !

Alexandre : L’Inventaire pour ses gadgets, L’Imaginaire pour tout ce qui est jeux de société, et La Revanche qui n’est pas très loin d’À Double Tour. Pour la bière, direction le Noctem, notre voisin !

 

Plus d’information : adoubletour.com • facebook.com/adoubletourinc

À Double Tour • 430 rue du Parvis, Québec • 581-981-GAME (4263)

 

 

Propos recueillis par Terence Tyr • Photos par Luis Manjarrez • Une initiative Urbz